Séminaire "Assos, recul de la démocratie et philanthropies" - 29/01
Description
Seconde séance publique en webinaire le jeu 29 jan de 18h à 20h de notre séminaire sur la philanthropie qui se déroulera en plusieurs étapes jusqu'en septembre 2026.
Ce séminaire vise à nous donner collectivement des clés de compréhension d’un paysage philanthropique français en profonde évolution face au retrait des financements publics.
Certaines fondations et Fonds revendiquent le soutien à la démocratie, un fonds pour la démocratie vient d’être lancé ; d’autres à l’inverse s’inscrivent dans une visée réactionnaire à l’exemple du philanthrope Pierre-Edouard Stérin dont le projet est d’amener l’extrême droite au pouvoir. Ce grand écart appelle à une exploration de ces philanthropies pour mieux comprendre leur visée politique et leurs pratiques.
Il est temps pour les actrices & acteurs associatifs de mieux cerner ces enjeux et de se doter d’outils collectifs de lecture. C’est l’objectif des six séances de ce séminaire qui exploreront les différentes pratiques philanthropiques : philanthrocapitalisme, philanthropie basée sur la confiance, philanthropie de proximité… (plus de détails ici).
Notre séance du 29 jan portera sur : Quand l’investissement remplace la subvention ou le don
L’investissement à impact porte le récit de faire à la fois du bien et du profit. Issus de la fondation américaine Rockefeller, ces nouveaux mécanismes financiers allient rentabilité financière et impacts sociaux et écologiques. Ils connaissent une forte croissance depuis les années 2010 et portent un changement de paradigme profond de l’approche philanthropique puisqu’ils peuvent investir (via des outils particuliers) aussi bien des associations que des entreprises, notamment des startups à impact ou entreprises à mission. Cette confusion des rôles interroge la notion de non lucrativité, développe la notion de lucrativité limitée, construit des marchés concurrentiels et remplace la notion de subvention ou de don par celle d’investissement au risque de mettre en péril tout un champ associatif qui ne peut s’y inscrire. Cette approche peut s’inscrire dans le Philanthrocapitalisme ainsi défini par la revue Politix : « Le philanthrocapitalisme est salué comme étant « une nouvelle manière de faire de la philanthropie, imitant la manière de faire des affaires dans le monde capitaliste ». Il promeut l’idée selon laquelle « le capitalisme en lui-même peut être philanthropique, et œuvrer au bien de l’humanité ». Ses adeptes considèrent l’entreprise capitaliste comme un mode de production « naturellement » altruiste, et justifient l’attribution de subventions gouvernementales et de fonds philanthropiques à des entreprises ».
Les invité.es de cette soirée animée par Marianne Langlet seront :
Seconde séance publique en webinaire le jeu 29 jan de 18h à 20h de notre séminaire sur la philanthropie qui se déroulera en plusieurs étapes jusqu'en septembre 2026.
Ce séminaire vise à nous donner collectivement des clés de compréhension d’un paysage philanthropique français en profonde évolution face au retrait des financements publics.
Certaines fondations et Fonds revendiquent le soutien à la démocratie, un fonds pour la démocratie vient d’être lancé ; d’autres à l’inverse s’inscrivent dans une visée réactionnaire à l’exemple du philanthrope Pierre-Edouard Stérin dont le projet est d’amener l’extrême droite au pouvoir. Ce grand écart appelle à une exploration de ces philanthropies pour mieux comprendre leur visée politique et leurs pratiques.
Il est temps pour les actrices & acteurs associatifs de mieux cerner ces enjeux et de se doter d’outils collectifs de lecture. C’est l’objectif des six séances de ce séminaire qui exploreront les différentes pratiques philanthropiques : philanthrocapitalisme, philanthropie basée sur la confiance, philanthropie de proximité… (plus de détails ici).
Notre séance du 29 jan portera sur : Quand l’investissement remplace la subvention ou le don
L’investissement à impact porte le récit de faire à la fois du bien et du profit. Issus de la fondation américaine Rockefeller, ces nouveaux mécanismes financiers allient rentabilité financière et impacts sociaux et écologiques. Ils connaissent une forte croissance depuis les années 2010 et portent un changement de paradigme profond de l’approche philanthropique puisqu’ils peuvent investir (via des outils particuliers) aussi bien des associations que des entreprises, notamment des startups à impact ou entreprises à mission. Cette confusion des rôles interroge la notion de non lucrativité, développe la notion de lucrativité limitée, construit des marchés concurrentiels et remplace la notion de subvention ou de don par celle d’investissement au risque de mettre en péril tout un champ associatif qui ne peut s’y inscrire. Cette approche peut s’inscrire dans le Philanthrocapitalisme ainsi défini par la revue Politix : « Le philanthrocapitalisme est salué comme étant « une nouvelle manière de faire de la philanthropie, imitant la manière de faire des affaires dans le monde capitaliste ». Il promeut l’idée selon laquelle « le capitalisme en lui-même peut être philanthropique, et œuvrer au bien de l’humanité ». Ses adeptes considèrent l’entreprise capitaliste comme un mode de production « naturellement » altruiste, et justifient l’attribution de subventions gouvernementales et de fonds philanthropiques à des entreprises ».
Les invité.es de cette soirée animée par Marianne Langlet seront :
- Gloria Taoussi du Réseau National des Ressourceries et Recyclerie (RNRR) ;
- Edouard Morena, auteur du livre « Fin du monde et petits fours ».
Date de l'événement
29.01.2026
Référence externe
Porté par le CAC
Adresse
visio
